Compte-Rendu de la réunion « Gratuité » du 12 mars 2013

Etaient présents : Peter, Thérèse H, Fran Lap, Philippe, Isabelle et Camille

Vito Vito qui a participé à la première zone de gratuité de Montreuil et est intervenu à la « Faites du fric 2 », nous transmet trois messages :-          Les copains de la rue de Villiers sont partants pour refaire des zones de gratuité et y participer.-          Ils nous offrent la possibilité de passer des infos sur leur blog :  « http://zonedegratuite.hautetfort.com»-          Ils sont intéressés par le projet de la maison de la gratuité-          A titre personnel, il propose une tribune pour parler de la maison de la gratuité. Il rédige un texte à ce sujet et veut faire un lien avec ceux qui ont le même projet.
Peter Peter a réfléchi à la gratuité et lui donne un sens dans le « bien commun ».En effet dans la classification des biens primaires, secondaires et tertiaires, les biens primaires devraient faire partie du « bien commun ». Les biens communs devraient être gratuits : ce sont les biens vitaux comme l’eau, l’air, la nourriture, …Ce qui est gratuit actuellement : La rue, les squats…Définition d’une maison de la gratuitéOn peut développer dans un même lieu des connections entre SELs, RERS, recyclage, auto-construction, auto-réparation, monnaie locale, ressourcerie, animations artistiques enfants/adultes, …C’est un lieu de diffusion, de ressources, de propagation sur la gratuité.Il faudrait créer un lieu ouvrable, disponible. Par exemple, celui de Mulhouse a des horaires de magasin, avec un salarié en contrat aidé. Le maire a fondé ce lieu pour créer du lien social. Les personnes ne peuvent pas prendre plus de trois objets. C’est une maison de propagande de la gratuité.Un peu d’histoire–          Ce mouvement a ses racines dans les « diggers » (1649). C’est un mouvement religieux de paysans sans terre qui ont squatté et cultivé une colline. Ils ne sont fait massacrer. http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%AAcheux–          Les luddites est le nom donné à un violent conflit industriel en 1811-1812 d’ouvriers se révoltant contre leur remplacement par des métiers à tisser. Ils ont brisé les machines. http://fr.wikipedia.org/wiki/LuddismeDans les années 60, le mouvement « hippies » est né du mouvement des diggers. . http://fr.wikipedia.org/wiki/Hippie Des jeunes ont afflué vers San Francisco et ont développé le « DoItYourself » qui a été suivi du mouvement punk (sans valeur) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_punkLes hippies ont récupéré la nourriture jetée, se sont servis dans les magasins pendant 2 ans. Ils ont alors créé le 1er magasin gratuit « Free shop ».
Françoise Réflexion sur la définition du « pas cher » ou « gratuit ». Contrairement à ce qu’on pense, dans les zones de gratuité, il n’y a pas que des profiteurs mais chacun donne.
Peter La gratuité totale n’existe pas : don, transmission, etc.  On peut parler du « Plus gratuit possible ».  (AGQP : Aussi Gratuit Que Possible)
Thérèse Pile poil site de petites annonces sur montreuil.fr http://montreuil.etyssa.com/
Françoise Préfère le fonctionnement éparpillé de Booklivres à rassembler les acteurs en un seul lieu.
Isabelle Ce ne sera pas facile de regrouper des acteurs qui existent depuis plus de 10 ans et qui ont déjà tenté des rapprochements, en vain.Dans un projet de maison de la gratuité, tout n’est pas gratuit : Le local, le stockage, l’entretien, les salaires, … Je suis gratuit-sceptique sur la totale gratuité car ce projet nécessite de s’appuyer sur des subventions ou autres financements.
Thérèse Si on parlait de don plutôt que de gratuité ?
Tous Le mot « Don » a plusieurs sens : religieux, magnétisme, et il est à sens unique.
Peter En économie, un don entraine un contre-don. Rien n’est gratuit, comment conceptualiser et développer l’idée du bien commun (indispensable). Il faut diffuser le développement du bien commun. La maison de la gratuité permettrait de confronter plusieurs expériences qui dégagent l’idée du bien commun. Peter a développé des zones de gratuité à « comme vous émoi », « Faites du fric ». C’est facile à mettre en place pour des événements éphémères.Le 24 mars, commence le festival des utopies concrètes à « Comme vous émoi », sur le thème du « festival de la récup ». Peter y a proposé une zone de gratuité.Un îlot avec des caisses permettra à chacun de déposer, jetter ou reprendre des objets.
Françoise La notion de bien commun ne désigne pas que des objets mais aussi l’eau, l’air, la santé, le logement, la nourriture, l’éducation, la culture…Les verres, chaises et autres objets sont des biens secondaires. Il y a donc une contradiction avec l’exemple que l’on donne avec les zones de gratuité.En attendant, on ne fait pas la révolution. Pendant qu’on fait ça, on ne redéfinit pas les rapports sociaux, les biens primaires.
Isabelle C’est l’exemple des incroyables comestibles.
Peter S’oppose à la notion de propriété intellectuelle et de création artistique.Le 4 mai à Montreuil auront lieu les incroyables comestibles avec les colibris. On pourrait y participer. L’éducation populaire est une entrée possible comme l’accès à l’eau (ex : Construction de bacs de récup d’eau ; compost)
Philippe Compromis entre l’eau de source et l’eau en bouteille. Il y a trois puits artésiens (fontaines) à Paris : Square Lamartine 16ème, Place de la rotonde 12ème et Rue bobillot 14ème.http://fr.wikipedia.org/wiki/Puits_artesisiens_de_ParisCelui de la rue Bobillot alimente la piscine de la butte aux cailles.
Francoise Le sol des murs à pêches est plombé depuis des générations. Le plomb vient des pluies fertiles mais des produits toxiques (déchets de Paris) et la pollution atmosphérique.L’éducation populaire se perd. Les nappes phréatiques sont polluées. La pollution rend vicié l’eau, l’air la nourriture. Il faut proposer des produits de qualité pour tous : « l’excellence pour tous ».
Isabelle Aujourd’hui les produits sont soit bio, soit équitables, les deux à la fois, ce n’est pas rentable.
Françoise Micro-expérience ou lobbying politique. On en est réduits à ne plus croire aux lobbyings politiques décidés par Bruxelles. Il y a une contradiction entre micro-initiatives et lobbying.
Thérèse La transition est un grand mouvement. Il y a du rebondissement dans l’air au niveau international.
Isabelle A court terme -> le 24 mars, Festival de la récup (zones de gratuité, recyclerie, ressourcerie)A moyen terme -> le festival « Tous acteurs »A long terme -> La maison de la gratuité
Thérèse Il faut ébranler les décisionnaires
Philippe A Bruxelles, c’est Davis contre Goliath. Les grands changements se font par des initiatives
Peter Demande des actions de sensibilisation, d’interpellations actives
Thérèse On est pas encore assez conscient. Il faut se bouger correctement
Camille A Pékin, lors d’un nuage de pollution, un milliardaire vend des canettes d’air pur.
Philippe Veut une maison de la gratuité, créer des espaces de gratuité, offrir des services, connaissances, faire passer le message que récupérer est plus logique que d’acheter neuf à chaque fois.Pollution de l’air : un nouveau incinérateur nommé « Centre de tri moderne » qui fume et pollue. Celui de Créteil ne brûle que la nuit pour cacher la pollution.
Isabelle Il faut lutter contre la surconsommation et le gaspillage, prôner la récupération la réutilisation et les détournements d’objets.
Thérèse Frédéric de «  Comme vous émoi » va récupérer les restes du marché pour le festival de la récup (repas récupéré).
Camille Il faut militer pour toujours pouvoir télécharger gratuitement sur Youtube. Google a créé Youtube et a grandi son succès. Il veulent le rendre payant. Les artistes et les consommateurs ne sont pas d’accord. Certains s’en servent comme tremplin pour vendre un CD. L’économie numérique et le logiciel libre se développent.
Peter « Comme vous émoi » propose-          Dans le 20ème, les habitants d’une rue passante déposent des objets dans un recoin. Tous les passants peuvent se servir. Ca créé une zone de gratuité implicite qui s’organise.-          Il y a des projets de boite à don pour les livres.-          On pourrait aménager des cabines téléphoniques en étagères-          Multiplier les lieux informels : les incroyables objets-          On pourrait créer un concours photos avec des lieux insolites de récup.
Françoise L’action d’interpellation ne va pas forcément toucher les décisionnaires.
Isabelle Il faut interpeller par l’action, l’exemple : dire « bonjour » pour donner l’exemple.
Tous Nous convenons de nous retrouver le 24 mars au festival de la récup, en parler et amener des objets (livres..).
Tous Prochain ordre du jour :Déterminer des objectifs à court, moyen et long terme.Se retrouver lors du festival « Tous acteurs », cinéma sur la gratuitéLister les dates dans lesquelles notre groupe peut intervenir   4 mai : incroyables comestibles   6 avril : Fête de la citoyenneté à Fontenay sous Bois 10 avril : film « Nature contre nature », avec une intervention de Peter sur la permaculture et la gratuité.

 

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