La Permaculture, une source éclairante de la Transition

Dans le célèbre Manuel de la Transition, petit livre vert du Grand Timonier Rob Hopkins  (non, je plaisante, mais sa lecture est néanmoins recommandée !) celui-ci préconise, à l’étape de formation d’un groupe initiateur, qu’au moins l’un des membres soit un minimum formé à la Permaculture. Tout simplement parce que la démarche des territoires en Transition peut se concevoir comme l’application de la Permaculture (qui ne se limite plus depuis longtemps à une forme d’agriculture) à tout type de territoires.

L’article ci-dessous de Wikipédia expose l’influence de la permaculture dans le mouvement des territoires en Transition :
L’influence de la permaculture est prégnante dans le concept des villes en transition. Rob Hopkins, l’initiateur du mouvement, enseigne la permaculture depuis plus de 10 ans.
La permaculture est une science de conception visant la création de lieux de vie humains soutenables. Lorsqu’il découvrit la réalité du pic pétrolier, le premier réflexe de Rob Hopkins fut de se servir des principes de la permaculture pour organiser une réponse. Il s’appuya notamment sur les travaux de David Holmgren, co-fondateur de la permaculture.
L’idée centrale des villes en transition, la résilience, est directement inspirée des écosystèmes naturels. En effet, ces derniers ont, contrairement à nos champs cultivés, la propriété d’être stables, diversifiés, de consommer un minimum d’énergie, d’être autonomes (cycles fermés) et de ne pas produire de pollution (grâce à la forte interconnexion de ses éléments : les déchets d’un système sont utilisés par d’autres systèmes). C’est un modèle parfait pour des systèmes humains devant drastiquement réduire leur consommation d’énergie et leur émissions de CO2 (et d’autres polluants). L’apport de la permaculture est d’offrir une base philosophique ainsi que des principes généraux et des exemples concrets de mise en œuvre de systèmes basés sur les caractéristiques souhaitables des systèmes naturels.
Cependant la permaculture souffre de deux inconvénients, qui ont participé à la création des villes en transition. Tout d’abord, la permaculture a vu le jour en Australie, dans un contexte géographique de terres abondantes et de climat difficile. Ces deux points ont amené la permaculture à se focaliser sur la production de nourriture, et l’aménagement de terrains individuels (ou de petites communautés). Le mot permaculture vient d’ailleurs à l’origine de la contraction de permanent agriculture (agriculture soutenable), avant d’être redéfinie comme permanent culture (culture durable), sous le travail de David Holmgren. Deuxièmement, la permaculture est un concept difficile à expliquer facilement à la première personne venue (Rob Hopkins s’amuse à dire qu’il faut un tableau, des feutres, et quinze minutes pour dessiner des poules, des mares et des serres).
Ces deux points font dire à Rob Hopkins que les permaculteurs privilégient généralement une distanciation vis-à-vis de la majorité de la société (vivant dans des villes de moyenne et grande taille), en retournant à la campagne et aménageant leur terrain, plutôt que de choisir de transformer directement la société. Si la permaculture est cette première vision, les villes en transition seraient donc cette seconde facette complémentaire.

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