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Mercredi 10 septembre, venez prendre un Café pour la rentrée de la permaculture et de la transition à Montreuil !

Le temps passe trop vite au Café permaculture & transition, dont nous fêterons fièrement le premier anniversaire le 8 octobre prochain ! Pour notre douzième édition sans interruption, nous nous retrouverons comme d’habitude au CASA (18h30/20h au 15, rue Lavoisier, M° Robespierre) qui nous accueillera mercredi 10 septembre à l’occasion de la rentrée de la permaculture et de la transition à Montreuil. Au plaisir de nous y voir ou revoir, n’hésitez pas à nous contacter pour toute information. Nous sommes également preneurs d’interventions ou de demandes sur des thèmes spécifiques.
Peter et Anne, co-présidents de Rêve de Terre

http://revedeterre.asso.free.fr/blog/
http://casa-poblano.fr/
http://montreuilentransition.fr/

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Tout comprendre sur les enjeux de la décroissance et de la transition

Une vidéo très intéressante relayée par le site de Nantes en Transition (cliquez en bas à droite pour le plein écran) :

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Printemps de la gratuité et des échanges alternatifs, une réussite !

Opération réussie pour Montreuil en Transition et le SEL du Val-de-Fontenay qui organisaient Entr’& libres ! ce dimanche 23 mars dans le magnifique lieu que Simplon.co,  les activistes montreuillois de l’informatique solidaire avaient mis à notre disposition.

Discussion avec l'un des responsables du lieu  La transition, c'est...

La gratuité c'est...

 

Outre les activités et stands proposés au programme, quelques ami-e-s nous ont fait la bonne surprise de présenter leurs associations. Les visiteurs ont pu toute la journée découvrir les stands associatifs prônant l’échange alternatif, comme la monnaie locale des Pêchus de Montreuil :

Le stand de la monnaie locale la Pêche Billets de monnaies locales

Le stand des Pêchus de Montreuil  La Livre de Brixton

L’ONG Nord-Sud et recyclage Desire India :

Discussion au stand de Desire India 

Les repas interactifs de Miam’Iam chez l’habitant :

Miam'Iam pour manger chez l'habitant  Partager des repas végétariens  Symbolique
… et les SEL, dont quelques membres proposaient des animations.

Avant le repas, une discussion était proposée pour présenter les initiatives franciliennes du moment autour de la Transition, comme Alternatiba, le Festival des utopies Concrètes ou les Estivales de la permaculture :

Stand des SELs    Un débat sur les alternatives

Au fur et à mesure de l’arrivée des légumes, une joyeuse équipe prenait en charge la disco-soupe (en partie cuisinée à 25 mètres du lieu) qui permit de nourrir les présents en toute convivialité.

La disco-soupe en action   Non loin de la fête, atelier cuisson des légumes  Je prendrais bien un peu de pain

Le repas    Dans la convivialité

L’atelier d’auto-réparation vélo a remis à neuf quelques montures fatiguées,

On examine le malade   Auto-réparation

la zone de gratuité a grandi et s’est transformée tout au long de la journée.

La zone de gratuité est déjà bien fournie   La zone de gratuité continue de vivre

…tandis que le tango tenait en haleine novices et afficionados tout l’après-midi jusqu’au soir.

Tango décontracté   Tango

Pause entre deux danses   Un peu de rock

 L'atelier danse   Le tango se maintient

La fréquentation relativement modeste (une vingtaine de présents en permanence pour un total d’une centaine de participants de 10h. à 22h.) n’a pas masqué le plaisir de la découverte pour beaucoup, et l’ambiance chaleureuse ressentie par tous, marquée par la participation active et autogérée de chacun-e. Un signe qui ne trompe pas puisqu’on nous a demandé « A quand la prochaine ? »

Un grand MERCI à celles et ceux sans qui nous n’aurions pu mener à bien l’aventure, et qui nous donnent effectivement envie de remettre ça en couleurs !

La gratuité, c'est le sourire

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Annulation du Forum Ouvert

Ami-e-s de Montreuil et de la transition, bonjour,

Depuis plusieurs mois, un comité organisateur, composé de membres actifs de Montreuil en Transition, mais aussi d’acteurs de la société civile impliqués, a préparé la tenue du Forum Ouvert, prévu les 15 et 16 mars prochains. Nous avons défini le thème, discuté du programme de ces deux journées et de ses implications matérielles. Nous en avons fait la promotion, contacté les personnes et structures, réservé le lieu, le restaurateur, le groupe de musique.

Malgré nos efforts, le nombre d’inscrits a été trop faible au regard d’un minimum requis pour le bon fonctionnement d’un tel événement : seize inscrits, dix jours avant l’évènement.

L’association a, par ailleurs, engagé des frais pour la réservation du lieu.

Lors de sa dernière réunion, le comité organisateur a donc pris la responsabilité d’annuler le Forum Ouvert.

Nous souhaiterions néanmoins remercier toutes les personnes et associations qui se sont investies dans cette expérience humaine, et souhaiterions que ce travail ne soit pas perdu : nous allons mettre à profit l’expérience de cette préparation, riche de nouveaux liens, pour revoir comment mieux répondre ensemble aux attentes et besoins d’un plus grand nombre, et pour commencer, nous aimerions avoir vos retours sur la pertinence de la proposition, votre sentiment et vos envies pour continuer la transition à Montreuil. Pour cela, nous mettons en place un « pad », document en partage en ligne sur internet : http://piratepad.net/9YItvS2Voj

Mentionnez bien votre nom pour que nous puissions identifier les contributions, SVP !

Montreuil en Transition, déjà riche de quelques réussites, dont :

  • le Festival Tous Acteurs ! tout le mois d’avril dernier,
  • les Mardis de la Transition,
  • les bacs potagers Incroyables comestibles, ou
  • l’initiation de la monnaie locale

continue ses activités et vous retrouvera très prochainement à ses côtés pour de nouvelles occasions d’échanges et enrichissements mutuels.

Le Comité organisateur du Forum ouvert

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Prochain et sixième Café permatransitionnel mardi 11 mars

Bonjour à toutes et à tous,

Le 11 février dernier, parmi les huit présents autour d’une table du CASA, trois nouveaux venus, Myrtille, Sylvia et Christophe, ont contribué à agrandir le cercle des participants, qui se monte désormais à trente. Le caractère assez informel des échanges n’a pas fait émerger une demande spécifique à un thème (on a parlé un peu de tout !) ou à une méthode, ce qui n’empêche notre Café d’affiner un peu plus son propos d’une fois sur l’autre. Avis donc aux participants de mardi prochain, qui souhaiteraient proposer un thème ou approcher un savoir-faire permacole…

Rendez-vous habituel du deuxième mardi de la transition du mois au CASA (15, rue Lavoisier), à 18h30.

 

 

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Faillite de réseaux de «troc» en Argentine : quels enseignements en tirer pour la transition ici et maintenant ?

le Diable se loge dans les détails

Malgré son ancienneté (2005), la passionnante étude Essor et faillite des réseaux de «troc[1]» en Argentine : l’échec d’une refondation sociale[2] du chercheur[3] Bruno MALLARD, analysait les causes multiples et parfois sous-estimées ou omises de l’impuissance à proposer une réelle alternative au capitalisme, pourtant localement affaibli par la grande crise des années 2000.

Le chercheur, après avoir étudié la dynamique d’un mouvement social sans précédent (touchant probablement un cinquième de la population), démontre que  la faillite des célèbres clubs de troc, essentiellement imputable à la circulation de faux-billets mais aussi à un redressement économique, est essentiellement due à des causes structurelles déterminantes, lesquelles permettent de comprendre qu’en quelques mois, 90% des adhérents se soient retirés de ces clubs. Ces «causes profondes de l’échec» «à faire advenir l’alternative socio-économique promise» lui semblent liées, à la contradiction dans les faits entre un discours fortement éthique basé sur un idéal  prosommateur (ici dans le sens producteur-consommateur), et un fonctionnement économique reposant finalement sur les bases capitalistes de la société de consommation.

On y retrouve en effet :

–          la naturalisation du marché, les fondateurs souhaitant « réinventer » celui-ci, considéré comme naturel, la preuve par la vision d’un troc originel, correspondant plus à un  mythe de la société marchande qu’à une réalité anthropologique, poussant finalement les militants au conformisme économiciste.

–          l’idéalisation du rapport économique, qui, pour éviter la critique du capitalisme, diabolise ses formes les plus agressives, qui pervertissent «le jeu du marché libre», caractéristique fondamentale du troc selon deux de ses fondateurs.

–          une mise en œuvre dominée par l’utilitarisme, les pratiques solidaires, éthiques, voire autogérés étant trop faibles pour constituer un garde-fou.

Il en découle notamment une logique concurrentielle d’amélioration personnelle en totale contradiction avec les valeurs sociales défendues,  la préférence individualiste -souligne l’auteur -étant celle du rapport marchand classique. De ce fait, la coopération est dénaturée par le calcul utilitariste, focalisant exclusivement sur l’économie matérielle. Il en découle également la récupération par le système formel comme le démontre la collaboration entre les organismes de régulation économique et les organisateurs du principal réseau de trocs, visant par exemple à «améliorer la qualité et la productivité» des micro-entreprises du réseau.
Ce mimétisme capitaliste fut accentué, selon l’auteur par la surestimation de la dynamique sociale et solidaire, représentée par une minorité de participants, phénomène d’autant accentué par la massification du dispositif, avec des foires de troc géantes de dizaines de milliers de personnes.

Les falsifications, spéculations et fraudes diverses apparaissent donc plutôt comme les conséquences  des causes structurelles précédentes, lesquelles ont généré un résultat inverse comme par exemple l’aggravation de la situation sociale des plus pauvres, au profit de catégories solvables, du fait de la mise en concurrence des petites entreprises du secteur informel avec celles du secteur classique.

Non seulement ce dispositif n’a pas constitué l’outil économique d’un réel changement de société, mais, pire, il a contribué à intégrer idéologiquement une partie de l’économie informelle dans le système classique, même si, concrètement, il a officialisé «une économie de seconde catégorie», moins performante selon les critères du marché, et donc parfait faire-valoir de celui-ci.

Pour l’auteur «La leçon semble claire : l’institution, même réaménagée, de la logique économique et de la culture utilitaire du marché pousse moins vers de nouveaux horizons qu’à la reproduction tendancielle de l’ordre établi».  En conclusion, Bruno MAILLARD nous invite à réfléchir sur les conditions d’apparition d’une alternative socio-économique.

Conclusion que nous devons utilement exploiter pour nous-même, car elle pose la question fondamentale, qui est  la cohérence entre les buts et les moyens : un objectif de transformation sociale ne peut utiliser les outils issus de la société qu’il prétend remplacer. Nous sommes donc condamnés à inventer simultanément la société de demain et les moyens d’y parvenir.

Nous devons donc, dans un premier temps, bien réfléchir à l’objectif lié à la création d’une alternative économique ou sociale. Dans la palette de systèmes d’échanges non marchands (si tel est l’objectif), nous trouvons aussi bien le don, le troc pur, les monnaies complémentaires ou alternatives, fondantes ou non, virtuelles ou non, locales ou non, ou des systèmes mixtes. Nous voyons bien, avec l’exemple argentin, que « l’intendance ne suit pas », et que la proposition est  d’autant récupérée par le système que son positionnement politique (au sens sociétal) est flou : s’agit-il, de surmonter la crise pour bénéficier à nouveau des retombées du capitalisme ? Ou, à l’inverse, de sortir du capitalisme, de la Bourse et de la spéculation ? La gestion capitaliste d’une expérience dite alternative sera toujours nettement moins efficace du point de vue capitaliste. C’est d’ailleurs ce qui permet aux défenseurs de l’économie de marché de conclure trop rapidement à son caractère indépassable, donc naturel et quasi divin !

A Montreuil en Transition, nous sommes déjà confrontés à ces choix : quels outils, et en fonction de quels objectifs, nous donnons-nous ? Il ne s’agit pas seulement d’outils de gestion (démocratie interne) mais aussi d’outils d’organisation pratique, jusqu’à la forme concrète que peut prendre un projet. Le principe de réalité est souvent invoqué pour camoufler un choix idéologique. Faire l’économie des moyens alternatifs détournera d’autant le projet que, comme dit le proverbe le Diable se loge dans les détails.

Peter BENOIT



[1] …mais utilisant une monnaie locale, le credito

[3] GRESAL-MSH-Alpes (Social Siences Research Group on Latin America), France

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Le Café permaculture & transition : c’est parti !

Lancement réussi du premier Café permatransition (selon l’expression de Nadia) en ce mardi 8 octobre, proposé par Rêve de Terre dans le cadre des mardis de Montreuil en Transition !

Avec une douzaine de participants venus des quatre coins de l’Est parisien, nous avons passionnément échangé suivant les demandes des un-e-s et des autres, parfois autour d’un bon plat végétarien proposé par le CASA. Ont donc été abordés des sujets très divers, comme la dépollution par les plantes, la conception d’un terrain en permaculture, mais aussi transition intérieure ou vision de la permaculture appliquée en ville… sujets parfois très concrets. Nul doute qu’une dynamique est lancée ; nous espérons nous revoir aussi nombreux lors du prochain Café*, le 12 novembre , voire d’échanger les informations sur la permaculture et la transition par messagerie d’ici là…

(*le deuxième mardi de chaque mois de 18h30 à 20h, CASA Poblano, 15, rue Lavoisier, M° Robespierre)

Éthique de la permaculture : prendre soin de la terre, prendre soin de l’humain, et partager équitablement.

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Autour de la gratuité : biens communs, biens collectifs…

Dans un intéressant article, Alain Beitone, de la revue du Mouvement Anti-Utilitariste en Sciences Sociales, s’interrogeait sur différentes définitions de la notion de biens, dont on peut dire qu’il forment le support de la gratuité, et participent donc de sa propre définition.

Celui-ci distingue non seulement les biens collectifs (qui peuvent être privés ou publics) et les biens publics, mais aussi les biens tutélaires, privatifs, privés,

Alain Beitone, « Biens publics, biens collectifs, Pour tenter d’en finir avec une confusion de vocabulaire », Revue du MAUSS permanente, 27 mai 2010 [en ligne].
http://www.journaldumauss.net/spip.php?article690

 Extraits choisis :

L’usage de l’expression « biens publics »  Cette définition nous semble problématique dans la mesure où elle assimile bien public et bien collectif. …La définition, au sens strict, d’un bien public est … différente : un bien public est un bien à la fois produit et fourni par la puissance publique (par exemple en France l’école publique). …L’usage du terme « bien public » à la place de bien collectif est un anglicisme problématique

1/ La question des biens tutélaires

Si certains biens, qui ne sont pas techniquement des biens collectifs, sont cependant des biens publics, cela résulte notamment du fait qu’il s’agit de biens tutélaires (merit goods). C’est-à-dire de biens dont la puissance publique a considéré qu’ils devaient être consommés de façon obligatoire (obligation scolaire, vaccinations obligatoires) ou qu’ils devaient être accessibles sans qu’intervienne une exclusion par les prix.
… La distinction biens tutélaires/biens non tutélaires ne recouvre donc pas la distinction biens collectifs/biens privatifs (ni la distinction biens publics/biens privés puisque comme le dit Bénard la puissance publique peut ne pas décider de prendre en charge la production de biens tutélaires mais par exemple de simplement jouer sur leurs prix par l’outil fiscal).
…Confondre bien public et bien collectif revient ainsi à mettre de côté les raisons politiques qui peuvent pousser la puissance publique à produire des biens privatifs et met ainsi de côté la question des biens tutélaires. Ainsi, alors que la production des biens collectifs répond à une contrainte technique et peut être analysée dans le cadre d’une approche individualiste, la production des biens tutélaires relève d’un choix politique et d’une approche organique de l’Etat.

2/ La question de l’exclusion par les prix

En bref la question de l’exclusion par les prix, comme la question des biens tutélaires, est une question plus politique que technique, puisque la frontière entre ce qui est excluable ou pas relève à la fois de conditions techniques changeantes et de choix institutionnels susceptibles d’évoluer.

3/ La question de la production associative des biens collectifs

Un bien collectif peut être un bien privé, c’est le cas par exemple des radios libres associatives …De la même façon, les cérémonies religieuses sont privées

… Les biens collectifs n’ont pas forcément à être produits par la sphère publique.

4/ La question des biens communs

Au sens strict, en science économique, les biens communs sont les biens qui sont caractérisés à la fois par la rivalité et par la non exclusion. Ce ne sont donc pas des biens collectifs et ils ne sont pas forcément des biens publics. Les pâturages communs (commons) dans l’Angleterre pré-industrielle

…L’eau destinée à l’irrigation est dans beaucoup de communautés agricoles un bien commun. On applique aujourd’hui ce concept aux ressources halieutiques (le thon rouge de Méditerranée, les baleines).

…la qualité de l’air ou l’absence de trou dans la couche d’ozone ne sont pas des biens communs, comme on l’écrit parfois, mais des biens collectifs (pas de rivalité).

5/ La question des biens de club

Les biens de club sont des biens qui sont non rivaux, mais excluables par les prix. Un premier exemple vient à l’esprit, celui d’une séance de cinéma. Dans la limite de la taille de la salle, c’est un bien non rival (indivisibilité d’usage) et l’entrée d’un nouveau spectateur dans une salle en partie vide où la projection doit avoir lieu a un coût marginal nul (ou négligeable).

…On voit donc que les biens de club permettent une organisation collective, mais que le recours à l’exclusion par les prix peut revêtir un caractère ségrégatif. Par exemple le développement de zones d’habitation privées dotées de leur propre service de sécurité peut s’interpréter en termes de biens de club.

Conclusion

… les biens publics sont des biens produits et fournis par la puissance publique alors que les biens collectifs sont des biens non rivaux et non excluables. Les biens collectifs peuvent être des biens publics mais ils ne le sont pas forcément. A l’inverse, tous les biens publics ne sont pas forcément des biens collectifs. La puissance publique peut décider pour des raisons politiques de produire et fournir certains biens même s’il n’existe pas de raisons techniques à cela (exemple des biens tutélaires). Il est important de noter que les biens tutélaires ne sont pas non plus forcément des biens publics.

…Ainsi, la distinction entre bien collectif, bien de club, bien commun et bien privatif renvoie à des caractéristiques techniques et à des choix sociaux qui peuvent évoluer au cours du temps. La distinction entre bien public et bien privé renvoie elle à la nature du producteur. Enfin la distinction entre bien tutélaire et bien non tutélaire renvoie à un jugement normatif sur les biens.

… De plus, il nous semble que la confusion entre bien public et bien collectif est problématique parce qu’elle sous-entend que la puissance publique ne devrait intervenir qu’en cas de défaillance du marché, occultant ainsi la dimension politique de son intervention en la limitant à des critères techniques. Par ailleurs, cette confusion ne permet pas de penser la production par le secteur associatif des biens collectifs et présente ainsi de façon binaire la distinction entre public et privé, omettant l’existence au sein du privé du secteur de l’économie sociale et solidaire et ne permettant pas d’analyser l’existence de formes hybrides telles que les partenariats publics privés.

 

Annexes

Annexe 1 : Une présentation traditionnelle de la classification des biens

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Annexe 2 : Production privée ou publique et fourniture privée ou publique

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Source : J.D. Lafay : Economie publique normative, Université de Paris I, Cours de maîtrise de sciences économiques, 2002-2003. laep.univ-paris1.fr/jdlafay/teaching/Ecopubno.doc

 

 

Annexe 3 : Caractéristiques techniques des biens et choix politiques de leur mode de gestion

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Le 21 mars 2013 19h30 – UGC Bercy – Avant-première du film Pierre Rabhi

PIERRE RABHI, AU NOM DE LA TERRE

Avant-première : UGC Bercy le 21 mars à 19h45

SOIREE DEBAT AVEC PIERRE RABHI LE 21 MARS –

AVANT PREMIERE UCG Ciné Cité PARIS BERCY.

L’UGC Ciné Cité BERCY vient de confirmer l’information quant à l’avant-première du documentaire de  Marie-Dominique Dhelsing, Pierre Rabhi, Au Nom de la Terre  le 21 mars 2013 à 20h30, suivie d’un débat avec Pierre Rabhi.

Réservation : http://www.ugc.fr/filmAction.action

Sortie : 27 mars 2013
Réalisateur : Marie Dominique Dhelsing
Avec :
Genre : documentaire
Durée : 01h38min

Synopsis 

il appelle aujourd’hui à l’éveil des consciences pour construire un nouveau modèle de société où « une sobriété heureuse » se substituerait à la surconsommation et au mal-être des civilisations contemporaines.

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