Archives du tag : monnaie locale complémentaire

Tout comprendre sur les enjeux de la décroissance et de la transition

Une vidéo très intéressante relayée par le site de Nantes en Transition (cliquez en bas à droite pour le plein écran) :

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Printemps de la gratuité et des échanges alternatifs, une réussite !

Opération réussie pour Montreuil en Transition et le SEL du Val-de-Fontenay qui organisaient Entr’& libres ! ce dimanche 23 mars dans le magnifique lieu que Simplon.co,  les activistes montreuillois de l’informatique solidaire avaient mis à notre disposition.

Discussion avec l'un des responsables du lieu  La transition, c'est...

La gratuité c'est...

 

Outre les activités et stands proposés au programme, quelques ami-e-s nous ont fait la bonne surprise de présenter leurs associations. Les visiteurs ont pu toute la journée découvrir les stands associatifs prônant l’échange alternatif, comme la monnaie locale des Pêchus de Montreuil :

Le stand de la monnaie locale la Pêche Billets de monnaies locales

Le stand des Pêchus de Montreuil  La Livre de Brixton

L’ONG Nord-Sud et recyclage Desire India :

Discussion au stand de Desire India 

Les repas interactifs de Miam’Iam chez l’habitant :

Miam'Iam pour manger chez l'habitant  Partager des repas végétariens  Symbolique
… et les SEL, dont quelques membres proposaient des animations.

Avant le repas, une discussion était proposée pour présenter les initiatives franciliennes du moment autour de la Transition, comme Alternatiba, le Festival des utopies Concrètes ou les Estivales de la permaculture :

Stand des SELs    Un débat sur les alternatives

Au fur et à mesure de l’arrivée des légumes, une joyeuse équipe prenait en charge la disco-soupe (en partie cuisinée à 25 mètres du lieu) qui permit de nourrir les présents en toute convivialité.

La disco-soupe en action   Non loin de la fête, atelier cuisson des légumes  Je prendrais bien un peu de pain

Le repas    Dans la convivialité

L’atelier d’auto-réparation vélo a remis à neuf quelques montures fatiguées,

On examine le malade   Auto-réparation

la zone de gratuité a grandi et s’est transformée tout au long de la journée.

La zone de gratuité est déjà bien fournie   La zone de gratuité continue de vivre

…tandis que le tango tenait en haleine novices et afficionados tout l’après-midi jusqu’au soir.

Tango décontracté   Tango

Pause entre deux danses   Un peu de rock

 L'atelier danse   Le tango se maintient

La fréquentation relativement modeste (une vingtaine de présents en permanence pour un total d’une centaine de participants de 10h. à 22h.) n’a pas masqué le plaisir de la découverte pour beaucoup, et l’ambiance chaleureuse ressentie par tous, marquée par la participation active et autogérée de chacun-e. Un signe qui ne trompe pas puisqu’on nous a demandé « A quand la prochaine ? »

Un grand MERCI à celles et ceux sans qui nous n’aurions pu mener à bien l’aventure, et qui nous donnent effectivement envie de remettre ça en couleurs !

La gratuité, c'est le sourire

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Transition en action : journée autour de la gratuité et des échanges alternatifs

   

Entr’& libres !

Printemps de la gratuité et des échanges alternatifs

Dimanche 23 mars 2014, de 10 à 22h.

au        51, rue de Vincennes à Montreuil (M° Croix-de-Chavaux)

 Moins de biens, plus de liens : partagez le plaisir de l’acte gratuit !

Découvrez  les alternatives à l’échange marchand (monnaies locales, SEL, échanges de savoirs) et les Zones à Défendre le bien commun.

En matinée, apportez un épluche-légumes et son légume à cuisiner

pour la disco-soupe du midi

Venez avec votre vélo à l’atelier d’auto-réparation

Apportez et/ou prenez un objet de la zone de gratuité

Participez aux ateliers et aux animations de la journée

Apportez un plat pour l’auberge espagnole du soir

Apprenez l’après-midi (15-17h) le tango et dansez (19-22h) le soir

et plein d’autres choses, que vous pouvez également proposer !

nous contacter à gratuite@montreuilentransition.f

   Avec le soutien du Festival des Utopies Concrètes       

et d’Alternatiba Île-de-France      

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Faillite de réseaux de «troc» en Argentine : quels enseignements en tirer pour la transition ici et maintenant ?

le Diable se loge dans les détails

Malgré son ancienneté (2005), la passionnante étude Essor et faillite des réseaux de «troc[1]» en Argentine : l’échec d’une refondation sociale[2] du chercheur[3] Bruno MALLARD, analysait les causes multiples et parfois sous-estimées ou omises de l’impuissance à proposer une réelle alternative au capitalisme, pourtant localement affaibli par la grande crise des années 2000.

Le chercheur, après avoir étudié la dynamique d’un mouvement social sans précédent (touchant probablement un cinquième de la population), démontre que  la faillite des célèbres clubs de troc, essentiellement imputable à la circulation de faux-billets mais aussi à un redressement économique, est essentiellement due à des causes structurelles déterminantes, lesquelles permettent de comprendre qu’en quelques mois, 90% des adhérents se soient retirés de ces clubs. Ces «causes profondes de l’échec» «à faire advenir l’alternative socio-économique promise» lui semblent liées, à la contradiction dans les faits entre un discours fortement éthique basé sur un idéal  prosommateur (ici dans le sens producteur-consommateur), et un fonctionnement économique reposant finalement sur les bases capitalistes de la société de consommation.

On y retrouve en effet :

–          la naturalisation du marché, les fondateurs souhaitant « réinventer » celui-ci, considéré comme naturel, la preuve par la vision d’un troc originel, correspondant plus à un  mythe de la société marchande qu’à une réalité anthropologique, poussant finalement les militants au conformisme économiciste.

–          l’idéalisation du rapport économique, qui, pour éviter la critique du capitalisme, diabolise ses formes les plus agressives, qui pervertissent «le jeu du marché libre», caractéristique fondamentale du troc selon deux de ses fondateurs.

–          une mise en œuvre dominée par l’utilitarisme, les pratiques solidaires, éthiques, voire autogérés étant trop faibles pour constituer un garde-fou.

Il en découle notamment une logique concurrentielle d’amélioration personnelle en totale contradiction avec les valeurs sociales défendues,  la préférence individualiste -souligne l’auteur -étant celle du rapport marchand classique. De ce fait, la coopération est dénaturée par le calcul utilitariste, focalisant exclusivement sur l’économie matérielle. Il en découle également la récupération par le système formel comme le démontre la collaboration entre les organismes de régulation économique et les organisateurs du principal réseau de trocs, visant par exemple à «améliorer la qualité et la productivité» des micro-entreprises du réseau.
Ce mimétisme capitaliste fut accentué, selon l’auteur par la surestimation de la dynamique sociale et solidaire, représentée par une minorité de participants, phénomène d’autant accentué par la massification du dispositif, avec des foires de troc géantes de dizaines de milliers de personnes.

Les falsifications, spéculations et fraudes diverses apparaissent donc plutôt comme les conséquences  des causes structurelles précédentes, lesquelles ont généré un résultat inverse comme par exemple l’aggravation de la situation sociale des plus pauvres, au profit de catégories solvables, du fait de la mise en concurrence des petites entreprises du secteur informel avec celles du secteur classique.

Non seulement ce dispositif n’a pas constitué l’outil économique d’un réel changement de société, mais, pire, il a contribué à intégrer idéologiquement une partie de l’économie informelle dans le système classique, même si, concrètement, il a officialisé «une économie de seconde catégorie», moins performante selon les critères du marché, et donc parfait faire-valoir de celui-ci.

Pour l’auteur «La leçon semble claire : l’institution, même réaménagée, de la logique économique et de la culture utilitaire du marché pousse moins vers de nouveaux horizons qu’à la reproduction tendancielle de l’ordre établi».  En conclusion, Bruno MAILLARD nous invite à réfléchir sur les conditions d’apparition d’une alternative socio-économique.

Conclusion que nous devons utilement exploiter pour nous-même, car elle pose la question fondamentale, qui est  la cohérence entre les buts et les moyens : un objectif de transformation sociale ne peut utiliser les outils issus de la société qu’il prétend remplacer. Nous sommes donc condamnés à inventer simultanément la société de demain et les moyens d’y parvenir.

Nous devons donc, dans un premier temps, bien réfléchir à l’objectif lié à la création d’une alternative économique ou sociale. Dans la palette de systèmes d’échanges non marchands (si tel est l’objectif), nous trouvons aussi bien le don, le troc pur, les monnaies complémentaires ou alternatives, fondantes ou non, virtuelles ou non, locales ou non, ou des systèmes mixtes. Nous voyons bien, avec l’exemple argentin, que « l’intendance ne suit pas », et que la proposition est  d’autant récupérée par le système que son positionnement politique (au sens sociétal) est flou : s’agit-il, de surmonter la crise pour bénéficier à nouveau des retombées du capitalisme ? Ou, à l’inverse, de sortir du capitalisme, de la Bourse et de la spéculation ? La gestion capitaliste d’une expérience dite alternative sera toujours nettement moins efficace du point de vue capitaliste. C’est d’ailleurs ce qui permet aux défenseurs de l’économie de marché de conclure trop rapidement à son caractère indépassable, donc naturel et quasi divin !

A Montreuil en Transition, nous sommes déjà confrontés à ces choix : quels outils, et en fonction de quels objectifs, nous donnons-nous ? Il ne s’agit pas seulement d’outils de gestion (démocratie interne) mais aussi d’outils d’organisation pratique, jusqu’à la forme concrète que peut prendre un projet. Le principe de réalité est souvent invoqué pour camoufler un choix idéologique. Faire l’économie des moyens alternatifs détournera d’autant le projet que, comme dit le proverbe le Diable se loge dans les détails.

Peter BENOIT



[1] …mais utilisant une monnaie locale, le credito

[3] GRESAL-MSH-Alpes (Social Siences Research Group on Latin America), France

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Mardi 1er octobre : conférence de Philippe Derudder sur les monnaies locales

Présentation de «  La Pêche », la monnaie locale complémentaire Montreuilloise aux Montreuillois , suivi de la conférence « Pour que l’argent serve au lieu d’asservir, la voie prometteuse des monnaies complémentaires »de Philippe Derudder.

Mardi 1 octobre 2013 à la salle des fêtes de la mairie :

  • 18h 30 – 19h 30 : accueil, collation, petite restauration
  • 19h 30 – 20h : présentation de « La Pêche » aux Montreuillois
  • 20h – 22h 30 : conférence de Philippe Derudder suivi d’une discussion libre

Participation libre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Derudder

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